Qu'est-ce qu'un token ?
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Un token, c'est quoi exactement ?
Un token est la plus petite unité de texte qu'un modèle de langage manipule. Ce n'est ni un mot, ni un caractère : c'est un morceau de texte intermédiaire, produit par un algorithme de découpage appelé tokenisation.
En pratique, un token représente environ quatre caractères, ce qui correspond à peu près à trois quarts d'un mot en français. La phrase « Bonjour, comment allez-vous ? » représente ainsi une poignée de tokens, pas des dizaines.
C'est cette unité que les modèles utilisent pour lire, comprendre et produire du texte. Tout ce qui entre dans un modèle et tout ce qui en sort est mesuré en tokens.
Comment un texte est découpé en tokens
Imaginez que le modèle « lit » un texte en le découpant en petits blocs avant de le traiter. Les mots courants et courts tendent à former un seul token ; les mots longs, rares, accentués ou composés sont souvent divisés en plusieurs morceaux. Les espaces et la ponctuation comptent aussi — ils peuvent former un token à eux seuls ou être rattachés au mot adjacent.
Le tableau suivant donne des ordres de grandeur indicatifs pour avoir une idée concrète :
| Texte | Nombre de tokens (ordre de grandeur) |
|---|---|
| Un mot courant court (« chat », « vous ») | 1 token |
| Un mot long ou rare (« anticonstitutionnellement ») | 5 à 7 tokens |
| Une phrase simple (10 mots environ) | 12 à 16 tokens |
| Un paragraphe (100 mots environ) | 130 à 160 tokens |
| Une page A4 de texte courant | 500 à 700 tokens |
Ces valeurs varient selon le modèle et la langue utilisée. Elles sont données à titre indicatif pour vous aider à vous repérer.
Pourquoi les tokens comptent
Les modèles d'IA traitent le texte token par token. C'est pourquoi trois dimensions importantes sont toutes exprimées en tokens :
- La limite de contexte : un modèle ne peut traiter qu'un certain nombre de tokens à la fois — c'est ce qu'on appelle la fenêtre de contexte. Au-delà, il ne « voit » plus ce qui précède.
- Le coût d'utilisation : les fournisseurs de modèles facturent leurs API au token. Plus un échange est long, plus il consomme de tokens, et donc plus il coûte.
- Le réservoir Modik : chez Modik, votre abonnement inclut un réservoir exprimé en tokens réels. Chaque message envoyé ou contenu généré en prélève une partie, selon la longueur de l'échange et le modèle sélectionné. Pour en savoir plus sur le fonctionnement du réservoir, consultez la page tokens et réservoir.
Les tokens sont comptés dans les deux sens : ce que vous envoyez (votre message, un fichier joint, un prompt) et ce que le modèle vous répond contribuent tous les deux à la consommation.
Tokens et langue française
L'anglais est la langue la mieux représentée dans l'entraînement des grands modèles. Ses mots courants valent souvent un seul token. En conséquence, un texte en français consomme en général un peu plus de tokens qu'un texte de même sens en anglais : les mots accentués, les mots composés et les terminaisons variables sont davantage découpés.
En pratique, retenez cet ordre de grandeur : 750 mots en anglais ≈ 1 000 tokens ; en français, le même volume de texte représente plutôt 1 050 à 1 150 tokens. L'écart reste modeste pour un usage courant, mais peut devenir sensible sur de longs documents.
Questions fréquentes
Combien de tokens y a-t-il dans une page de texte ?
Une page A4 de texte courant représente environ 500 à 700 tokens, selon la langue et la densité du texte. En anglais, 750 mots correspondent à peu près à 1 000 tokens. En français, ce rapport est légèrement supérieur, car les mots sont souvent plus longs et les accents augmentent le nombre de morceaux découpés par le modèle.
Le décompte de tokens est-il identique dans toutes les langues ?
Non. L'anglais est la langue la mieux représentée dans l'entraînement des modèles : ses mots courants valent souvent un seul token. Le français, l'espagnol ou l'allemand consomment en général un peu plus de tokens à contenu égal, car les mots accentués ou composés sont découpés en plusieurs morceaux.
Les espaces et la ponctuation comptent-ils dans les tokens ?
Oui. Les espaces, les virgules, les points, les guillemets et autres signes de ponctuation font partie du texte et sont pris en compte dans le décompte. Ils peuvent former un token à eux seuls ou être attachés au mot précédent ou suivant, selon le modèle concerné.
Quelle est la différence entre un token, un mot et un caractère ?
Un caractère est la plus petite unité (une lettre, un chiffre, une ponctuation). Un mot est un ensemble de caractères séparé par des espaces. Un token est un découpage intermédiaire opéré par le modèle : un mot courant vaut souvent 1 token, mais un mot long ou rare peut en valoir 2, 3 ou davantage. En moyenne, 1 token ≈ 4 caractères ≈ trois quarts de mot en français.
Les images et les vidéos consomment-elles aussi des tokens chez Modik ?
Oui. Chez Modik, le coût de toute génération (texte, image, vidéo, musique) est converti en tokens et prélevé sur le même réservoir. L'estimation s'affiche avant que vous ne lanciez la génération, afin que vous puissiez décider en connaissance de cause.
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